Comment se porte le marché des résidences de tourisme ?

Comment se porte le marché des résidences de tourisme ?

Ce n’est une surprise pour personne : les résidences de tourisme ont été fortement affectées par les confinements et les restrictions sanitaires, et ce, malgré les mesures prises par les pouvoirs publics pour soutenir le secteur. L’année 2020 a été particulièrement difficile pour les professionnels du tourisme. Toutefois, lorsque l’on dresse le bilan de l’année 2021, force est de constater les touristes ont fait leur grand retour ! En effet, les taux d’occupation des résidences de tourisme ont retrouvé leur niveau d’avant-crise. Pourquoi ces résidences attirent-elles toujours autant les investisseurs et les vacanciers ? Découvrez notre point sur le secteur.

Qu’est-ce qu’une résidence de Tourisme ?

Selon le code du tourisme, une résidence de tourisme est un « établissement commercial d’hébergement classé, faisant l’objet d’une exploitation permanente ou saisonnière ». Autrement dit, il s’agit d’un ensemble de logements « prêts à vivre » à destination d’une clientèle de loisirs ou d’affaires, pour des séjours de courte durée (90 jours maximum). Dans ces logements, tout le nécessaire pour vivre en parfaite autonomie est présent. Par exemple, la clientèle dispose d’une cuisine équipée, d’une literie, de serviettes de bain, de vaisselle, etc. De plus, elle pourra profiter de services offerts par la résidence :  entretien du linge de maison, un service de restauration, l’entretien des logements, ou un service de réception. Pour finir, les résidences de tourisme sont gérées par un gestionnaire, qui s’occupera intégralement de la location et de l’entretien courant des bâtiments.

 

Pour investir dans l’immobilier locatif via une résidence de services de tourisme, l’investisseur doit signer un bail commercial avec l’exploitant. Le gestionnaire de la résidence devient donc locataire et s’engage à verser les loyers (fixés au préalable), et ce, quel que soit le taux d’occupation. Les avantages sont donc nombreux pour les propriétaires-bailleurs :

  • Absence de gestion locative.
  • Loyers garantis par le bail commercial, ce qui permet d’avoir une vision à long terme de son investissement.
  • Possibilité de récupérer la TVA sur le prix d’achat du logement.
  • Fiscalité sous le statut LMNP.

 

C’est donc un placement clé en main qui séduit de plus en plus d’investisseurs.

La France est le pays le plus visité au monde

Un tourisme diversifié

Chaque année, des centaines de millions de touristes en provenance du monde entier viennent passer leurs vacances en France. Les raisons sont nombreuses… Dans un premier temps, la diversité des paysages attire de nombreuses personnes : la France possède le plus grand domaine skiable et le plus grand littoral d’Europe, ainsi que des espaces naturels préservés grâce à la création de parcs naturels et à la faible densité de sa population. De plus, la France dispose d’un patrimoine historique et culturel considérable, avec plus de 40 000 monuments et sites préservés, 38 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, 8 000 musées, et plus de 500 festivals. Pour finir, grâce à des aménagements du territoire dès les années 60, la France s’est dotée d’infrastructures permettant l’accueil des touristes, que ce soit en termes d’hébergement, ou d’équipements de transport, et est devenue le pays le plus visité au monde. Selon une étude réalisée en 2019 par l’agence de Développement Touristique de la France, dernière année avant la crise sanitaire, le tourisme représentait ainsi 7.5 % du PIB, dont 40 % réalisé à l’international. 442 millions de nuitées ont été enregistrées dans des hébergements collectifs (+1.3 % sur 1 an).

Impact de la crise sanitaire sur le marché des résidences de tourisme

Comme tous les autres secteurs d’activité, la crise sanitaire a eu un impact sur le marché des résidences de tourisme. Le premier confinement en mars 2020 a achevé prématurément la saison hivernale. La saison estivale suivante a permis un retour à la normale, malgré la fermeture des frontières. En effet, il y a eu nettement moins de visiteurs étrangers ; mais parallèlement, les Français ont majoritairement pris leurs vacances en France. Enfin, après une saison blanche durant les vacances de février 2021 (fermeture de toutes les remontées mécaniques de ski), l’été 2021 a vu les ressortissants européens revenir sur le territoire.

 

Face à cette crise sans précédent, les pouvoirs publics ont mis en place des mesures à destination des différents acteurs du secteur du tourisme afin qu’ils puissent traverser cette période compliquée :

  • Une aide de plus de 38 milliards d’euros proposée à 693 000 entreprises via le PGE (Prêt Garanti par l’État) ;
  • 4 millions de salariés ont bénéficié du chômage partiel ;
  • Mise en place du report des charges et de fonds de solidarité.

Développement du tourisme durable

Si l’impact de la crise sanitaire se fait toujours sentir, les professionnels du tourisme se montrent optimistes pour l’avenir. En effet, la vaccination d’un grand nombre de Français (et d’Européens), le respect des gestes barrières, et la levée des restrictions sanitaires permettent d’apercevoir un retour à la normale prochainement.

 

Afin de continuer à soutenir le secteur et à le rendre plus attractif, le gouvernement a dévoilé, en novembre 2021, un plan sur 10 ans pour relancer la filière. Les objectifs ? Faire monter l’offre en gamme, développer l’innovation et la numérisation, améliorer les infrastructures et les transports, compléter la formation et l’attractivité des métiers du secteur, et continuer de valoriser le patrimoine. Tout cela permettra de renforcer la place de leader de la France dans le tourisme. Une enveloppe de 1,9 milliard d’euros sera allouée à ce plan, avec le but de faire de la France « la première destination de tourisme durable en 2030 ».

Pourquoi et comment investir dans une résidence de Tourisme ?

Un retour à la normale progressif

Les fermetures administratives de l’année 2020, et les restrictions de déplacement ont entraîné une baisse de 30 % du chiffre d’affaires des résidences de tourisme. Les gestionnaires exploitants n’ont pas pu encaisser de loyers et certains se sont retrouvés avec des difficultés financières importantes. Si certaines situations ont été très médiatisées, la majorité des litiges a été résolue par des solutions à l’amiable. Selon le SNRT (Syndicat National des Résidences de Tourisme et des appart’hôtels), 80 % des investisseurs privés ont trouvé un arrangement avec le gestionnaire exploitant. Parmi ces solutions, un report et un échelonnement des loyers ont été plébiscités.

Si ce ratio a été atteint, c’est avant tout grâce au droit français, du côté des investisseurs privés. En effet, en investissant dans une résidence de tourisme, le gestionnaire exploitant s’engage à vous verser des loyers « indépendamment des résultats d’exploitation des effectifs de la résidence ». De plus, l’article 1193 du Code Civil prévoit que « les contrats ne peuvent être modifiés ou révoqués que par consentement mutuel des parties, ou pour les causes que la loi autorise ». Néanmoins, cette situation exceptionnelle a entraîné certains litiges, ne pouvant être réglés à l’amiable. Faute de jurisprudence, ils sont traités au cas par cas par les tribunaux compétents. Avec la reprise économique et le retour des touristes dans les résidences de tourisme, les gestionnaires exploitants des résidences de tourisme, vont revenir à la situation d’avant crise, et pourront satisfaire leurs obligations.

Privilégier les emplacements premiums

Lorsqu’il s’agit d’investir dans l’immobilier locatif, l’emplacement est un des principaux critères de sélection. Avec la situation actuelle, les grandes stations de sports d’hiver et les stations balnéaires restent les lieux à privilégier. Comme expliqué un peu plus haut, les taux d’occupation de ce type d’hébergements sont revenus à des niveaux similaires à ceux constatés en 2019. Par exemple, alors que les vacances d’hiver viennent tout juste de débuter, le taux d’occupation prévisionnel des hébergements touristiques en station est de 82 %.

 

Les résidences de tourisme ont un atout de poids pour attirer les touristes : le faible coût des séjours, 40 % moins élevé que dans l’hôtellerie. Néanmoins, pour attirer la clientèle, certains services sont obligatoires (piscine, restauration, spa…). La résidence doit occuper une place stratégique, en étant installée au pied des pistes ou en bord de littoral. De plus, la clientèle étrangère vient majoritairement des pays du Bénélux, de Suisse, du Royaume-Uni ou d’Allemagne.

 

En choisissant un emplacement premium, vous achetez un bien de qualité qui peut être valorisé sur le long terme : vous êtes moins dépendant du gestionnaire de la résidence. Ces emplacements sont situés sur des territoires contraints, où il est difficile de lancer de nouveaux projets d’envergure. Les prix de l’immobilier sont donc soutenus de manière structurelle, et vous pouvez faire une belle plus-value à la revente, ou décider de le louer en direct.

 

Si l’économie a été mise à rude épreuve par la crise sanitaire, de nombreux voyants sont au vert, particulièrement pour les résidences de tourisme : des séjours moins coûteux qu’en hôtellerie traditionnelle, une situation sanitaire qui s’améliore permettant un retour des touristes, la réouverture des frontières, le soutien des pouvoirs publics au secteur… Les résultats de l’année 2021 sont équivalents à 2019, et les intérêts d’investir dans une résidence de tourisme restent inchangés : des loyers garantis, aucune gestion locative, possibilité de récupérer la TVA, et une fiscalité avantageuse.

Quel est l’intérêt du Property-Management ?

Quel est l’intérêt du Property-Management ?

Investir dans l’immobilier locatif peut s’avérer très rentable, si les biens immobiliers sont gérés de manière optimale (pas de carence locative, entretien régulier du parc locatif, valorisation des investissements…). Cette gestion peut s’avérer chronophage, et nécessite de la disponibilité et des connaissances pointues dans les différents métiers de l’immobilier. Une des solutions pour maximiser votre investissement est d’avoir recours à un property-manager, auquel vous déléguez la gestion globale de vos biens immobiliers. Pourquoi faire appel au property-management ? Quelles sont ses missions ? Nous vous présentons ici tous les avantages de cette solution clé en main.

Quelles sont les missions du Property-Management ?

 

L’objectif du property-management est d’optimiser la gestion locative immobilière de vos biens. Outre la gestion quotidienne, il s’occupe également de la comptabilité, et apporte également un service de conseil aux propriétaires. Il est votre unique interlocuteur avec les différentes parties prenantes (locataires, copropriétés, entreprises prestataires, bailleurs…). Il vous conseille également sur les opportunités immobilières qui peuvent se présenter. Plus qu’une simple gestion locative, le property-management vous apporte des solutions pour gérer et valoriser vos biens locatifs. Il maîtrise ainsi tous les domaines de l’immobilier locatif d’un point de vue administratif, juridique, et technique. Voici un petit tour d’horizon des différentes missions du property-management.

Un accompagnement de l’achat à la revente

Lorsqu’un investisseur décide de se lancer dans l’immobilier locatif, il se retrouve généralement seul, une fois l’investissement réalisé. Plusieurs difficultés peuvent alors apparaître :

  • comment s’assurer que la livraison du bien soit faite dans les bonnes conditions ?
  • comment trouver un locataire exploitant, et comment évaluer ses compétences et son sérieux (c’est lui qui paye les loyers, il doit donc avoir une expérience et un sérieux significatif) ,
  • comment rédiger un bail commercial ?

 

C’est le rôle du property-manager de s’occuper de ces démarches. Ainsi, il intervient en amont de la livraison du bien, jusqu’à la mise en location au preneur professionnel à bail. Il apporte une relation équilibrée entre un investisseur particulier et un exploitant locataire.

 

Au quotidien, le property management va :

  • intégrer le bail commercial ;
  • vérifier les informations sur les services de l’exploitant (nécessaire pour récupérer la TVA) ;
  • facturer, indexer, et vérifier les loyers ;
  • réceptionner, vérifier et régler les charges ;
  • faire les relances pour impayés ou oubli d’indexation ;
  • refacturer à l’exploitant locataire des éléments spécifiques du bail tels que TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères), ou taxe foncière ;
  • suivre le syndic et préconisation de votes aux AG de copropriété ;
  • vous représentez aux AG sur demande.

 

À la fin du bail, le property-manager gère la renégociation pour le compte des investisseurs particuliers, pour l’obtention de conditions optimales, au regard du marché.

 

La gestion budgétaire de vos biens immobiliers

La mission du property-management est de vous fournir, à l’instant T, une vision précise de votre patrimoine immobilier. En plus de s’assurer du recouvrement des loyers, il doit vous rendre compte du bilan des activités de gestion, notamment en termes d’occupation et de rentabilité locative. Si nécessaire, il gère la gestion financière et comptable, et doit provisionner les dépenses de fonctionnement, répartir les charges, mettre en place des budgets, anticiper les travaux nécessaires et les budgéter… Il est donc source de proposition pour déterminer les actions à mener pour améliorer la rentabilité locative de vos biens immobiliers.

Un interlocuteur unique

En mandatant un property-manager pour la gestion de vos biens immobiliers, vous n’avez plus qu’un seul interlocuteur. En effet, il est l’interface entre vous, vos locataires, les entreprises intervenantes, le syndic de copropriété, les pouvoirs publics… Il est le garant de la sauvegarde de vos intérêts, et vous représente lors de toutes les démarches nécessitant une intervention du propriétaire.

Valoriser votre patrimoine immobilier

En plus de la gestion quotidienne de votre patrimoine immobilier, l’un des objectifs du property-management est de le valoriser, pour que la rentabilité de votre investissement soit optimale. Il peut, par exemple, vous proposer d’effectuer certains travaux qui vous permettront de maximiser votre rentabilité (nouvelle organisation des locaux, changement d’installation pour attirer d’autres locataires).

 

Un accompagnement nécessaire pour un investissement réussi

Chez Consultim, nous sommes convaincus des bienfaits de mandater un property-manager, surtout si vous détenez plusieurs biens immobiliers. Vous pouvez ainsi déléguer à un organisme de confiance la gestion de votre patrimoine, tout en étant informé des opportunités présentes sur le marché de l’immobilier, et en vous concentrant sur vos propres activités.

Propertimo et Expertim, membres du groupe Consultim, peuvent vous apporter une aide décisive dans la gestion de votre parc immobilier.

 

Propertimo : 1er property-manager dédié à l’immobilier géré sous bail commercial

Spécialisé dans le meublé professionnel, Propertimo accompagne les investisseurs (particuliers ou professionnels) de l’achat du bien immobilier jusqu’à sa revente, et verse un loyer net de charges de copropriété ou d’autres dépenses, gage de confort pour les investisseurs. Titulaire de la carte G, permettant d’exercer le métier de gérance locative dans le cadre de la loi Hoguet, Propertimo a gagné la confiance de nombreux investisseurs, et gère aujourd’hui plus de 7 000 logements à travers la France. Propertimo est ainsi l’intermédiaire entre le locataire exploitant et les différents propriétaires, et assiste aux assemblées générales de copropriété en apportant un discours professionnel permettant de peser dans les négociations avec le preneur à bail.

Propertimo vous accompagne dans le suivi de vos acquisitions immobilières (suivi de l’opération immobilière, gestion des appels de fonds, suivi et informations sur l’achèvement des travaux et de la livraison), et la gestion courante (appels des loyers, répartition et paiement des charges de copropriété, émission des factures, revalorisation des loyers…). Il vous accompagne également dans le renouvellement du bail. Propertimo met également à votre disposition un espace sécurisé en ligne permettant de suivre votre dossier, avec de nombreuses informations sur votre investissement (loyers, charges, travaux prévus…).

 

Expertim : l’expert-comptable spécialisé en investissement immobilier

Investir dans l’immobilier locatif impose de déclarer ses revenus à l’administration fiscale dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Cette déclaration peut s’avérer chronophage et complexe, surtout si vous détenez plusieurs biens immobiliers.

Expertim, cabinet d’expert-comptable spécialiste dans l’investissement immobilier vous apporte ses savoir-faire pour déléguer ces obligations déclaratives. Inscrit à l’Ordre des experts comptables depuis 2004, la vocation d’Expertim est d’accompagner ses clients et partenaires dans toutes les étapes de la gestion juridique, fiscale, sociale et comptable de leur investissement.

En quelques chiffres, Expertim c’est :

  • 20 000 clients.
  • gestion de 27 000 biens immobiliers.
  • 3 milliards d’actifs immobiliers suivis.
  • 70 collaborateurs.
  • 6/4 de satisfaction annuelle.

Chez Expertim, chaque client a un conseiller référent synonyme de réactivité et de proximité, qui lui fournit un conseil juridique, comptable et social adapté à l’exercice de l’activité LMNP ou LMP. Les missions de ce conseiller sont les suivantes :

  • création et inscription de l’activité de loueur meublé auprès des services fiscaux ;
  • adhésion au au centre de gestion agréé (CGA, sur demande).
  • déclaration de TVA, et demandes de remboursement ;
  • enregistrement des opérations comptables ;
  • attestation des comptes annuels ;
  • élaboration de la déclaration fiscale ;
  • mise à disposition d’une aide à la déclaration et d’un guide simplifié pour aider à renseigner sa déclaration de revenus.
  • audit et conseil fiscal.
  • suivi des nouveaux investissements.

 

Faîtes confiance à Propertimo et Expertim, membre du groupe Consultim

Pour qu’un investissement dans l’immobilier locatif soit un réel succès, nous vous conseillons de bien vous entourer. En choisissant Propertimo, vous déléguez la gestion locative à un professionnel, dont l’objectif est de maximiser vos revenus. Vous n’avez aucune démarche à réaliser, et Propertimo vous donne également des conseils pour valoriser votre patrimoine. L’accompagnement d’Expertim vous permet d’établir votre déclaration fiscale de manière professionnelle, et d’être certain de l’exactitude de votre déclaration. De plus, Expertim est spécialisé dans la gestion comptable de bien immobilier en location meublée, et grâce à son savoir-faire, peut vous faire profiter d’économies substantielles. Que vous soyez néophyte, ou bien au fait de l’immobilier locatif, nous sommes convaincus du bienfait du property-management pour votre investissement.

Covid : quel impact social sur l’immobilier ?

Covid : quel impact social sur l’immobilier ?

La question du logement est souvent traitée sous un angle patrimonial, plus rarement économique et social. Cette omission à deux causes. La première est culturelle. Les élites françaises considèrent, à tort, que l’immobilier est un actif statique (qui confère une « rente » !), qui ne contribue à l’activité économique qu’au moment de sa construction (ce qui est faux). La seconde est statistique. L’inflation est mesurée par l’INSEE et par Eurostat par l’augmentation des prix à la consommation, qui prend bien en compte les loyers mais pas les prix à l’achat. Ce mode de calcul est justifié dans la mesure où l’achat d’un bien immobilier est bien un acte d’épargne et d’investissement, et non de consommation immédiate. Mais il omet la dimension sociale des évolutions sur le marché car l’augmentation des prix à l’achat a des impacts négatifs en termes d’inclusion.

La crise accroît les inégalités face au logement

En effet, chacun conviendra que « se loger » fait partie des besoins essentiels des êtres humains, au même titre que se nourrir, s’éduquer ou se soigner. Or, l’augmentation continue des prix de l’immobilier, en raison d’un excès structurel de demande sur l’offre dans les zones géographiques où l’activité économique est dynamique a des implications sociales. Premièrement, elle génère un décalage entre les besoins des personnes et leurs capacités de financement. Dans les métropoles, les classes moyennes supérieures, voire très supérieures, éprouvent par exemple des difficultés à acquérir des appartements avec une chambre par enfant ou une pièce supplémentaire de type bureau pour le télétravail. L’arbitrage se fait entre une taille jugée insuffisante et des temps de transport allongés si l’on sort du centre-ville pour aller en petite voire en grande couronne.

Deuxièmement, ce qui est évidemment beaucoup plus grave, elle exclut purement et simplement des individus du marché du logement. Dans son récent livre « Inconfinables ? Les sans-abris face au coronavirus » publié aux Editions de l’Aube, l’économiste Julien Damon rappelle que les hébergements d’urgence (en incluant les hôtels) sont tout le temps saturés, covid-19 ou pas. Le centre de l’Ile-de-France se « skid-rowise » (Skid Row est le quartier de Los Angeles où la plupart des habitants dorment dans des tentes sur les trottoirs).

Troisièmement, le manque d’offre de logements a un impact patrimonial redistributif. En effet, l’augmentation des prix valorise mécaniquement le patrimoine de ceux qui possèdent déjà un logement dans les zones les plus tendues. Ce sont généralement les personnes les plus âgées qui disposaient et disposent éventuellement encore de revenus relativement importants. A l’inverse, la hausse des prix rend la primo-accession encore plus compliquée, ce qui pénalise les jeunes et plus généralement les catégories de la population qui perçoivent les revenus les plus faibles. La pénurie de logements là où sont les besoins génère donc un double effet redistributif (mais qui se recoupe) : des moins aisés vers les plus riches ; des plus jeunes vers les séniors.

Une nécessité urgente d’augmenter l’offre de logement

Ainsi, construire davantage de logements dans les zones tendues s’apparente à une politique sociale progressiste. Cette nécessité sera encore plus ardente ces prochaines années. En effet, la politique monétaire menée par la Banque Centrale Européenne pour solvabiliser les États de la zone euro depuis le début de la crise de la Covid-19 aura à moyen terme un effet inflationniste sur les prix des logements, qui sont des actifs non reproductibles à l’infini, à la différence des titres financiers comme les actions et les obligations. Cette politique était, sans contestation, nécessaire. Elle a efficacement limité les effets économiques et sociaux déjà historiques et gravissimes de la pandémie. Mais ses effets sur le logement devront être compensés par une politique qui consiste à augmenter une offre en ligne avec les standards de qualité environnementaux, rendus obligatoires par la lutte contre le réchauffement climatique et la dégradation de la biodiversité. Cette augmentation de l’offre peut concerner les logements sociaux mais voir la politique du logement par ce prisme unique serait une erreur. Le problème de ce marché vient d’un décalage entre l’offre globale et la demande.

Vouloir réguler les prix en augmentant la part du marché social génère de nombreux effets pervers et est insuffisant. Il s’agit plutôt d’identifier les contraintes réglementaires inutiles, les excès de la judiciarisation et les impôts délétères qui empêchent l’offre de suivre la demande. Ce serait une excellente politique économique… et sociale.

Un article rédigé par Nicolas Bouzou

Économiste et Essayiste français, Nicolas Bouzou intervient en tant que Conseiller stratégique auprès de Consultim Groupe.

Dépendance des personnes âgées, comment la financer ?

Dépendance des personnes âgées, comment la financer ?

Il est évident que la dépendance, à l’instar de la majorité des autres pays, est un sujet majeur et un enjeu politique fort. La proportion de personnes âgées dans nos sociétés est de plus en plus importante, donc le nombre de gens dépendants va augmenter encore de manière significative dans les prochaines années. La dépendance coûte relativement cher, c’est un fait, aux Pouvoirs Publics mais aussi à certaines personnes touchées par ce phénomène et qui doivent trouver une structure adaptée à leur prise en charge.

Une offre inégale selon les territoires

Actuellement, environ 740 000 personnes vivent en EHPAD en France avec une moyenne d’âge de 85 ans. Plus de 20 % de ces personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer ou un trouble apparenté ; elles sont accueillies dans un peu moins de 7 000 EHPAD sur le territoire. Au niveau national, on compte en moyenne actuellement un EHPAD pour un peu moins de 800 personnes de plus de 75 ans.

Trois principaux types d’établissements en France

– des EHPAD publics qui représentent environ 44 % du parc,
– des EHPAD privés non lucratifs (gérés par des associations, congrégations religieuses, mutuelles…) qui représentent environ 31 % du parc,
– des EHPAD privés qui représentent environ 25 % du parc.

L’offre est assez inégalement répartie sur le territoire avec une offre plus présente en proportion dans les territoires ruraux, les EHPAD privés étant globalement quant à eux plus présents dans les territoires urbains. Le coût médian (la moitié des personnes paient plus et l’autre moitié moins) d’hébergement est d’environ 1 750 euros par mois mais avec de grandes disparités, ce coût s’établit à environ 3 150 euros à Paris et à environ 1 610 euros par mois dans la Meuse.

La répartition des coûts en EHPAD

– le coût des soins pris en charge par la sécurité sociale sauf pour les prestations non couvertes (frais dentaires, transport…),
– le coût d’hébergement pris en charge par le résident et qui est fixé par l’établissement (sauf pour les établissements ou les lits habilités à l’aide sociale),
– le coût de la dépendance fixé en fonction du niveau GIR (Groupe Iso-Ressources, indicateur de perte d’autonomie) selon les échelles suivantes :

GIR 1-2 : personnes les plus dépendantes
GIR 3-4 : personnes dépendantes
GIR 5-6 : personnes dépendantes les plus autonomes

Le coût total de la prise en charge est donc dépendant de deux facteurs principaux :

– le type d’hébergement retenu par la personne qui va influer grandement sur le prix (le public et le privé non lucratif étant en général moins cher que le privé lucratif, lui-même moins cher en zone rurale qu’en zone urbaine) et la qualité des prestations fournies dans l’établissement,
– le degré de dépendance qui va influer sur le coût de sa prise en charge (plus on est dépendant, plus le coût de prise en charge sera évidemment élevé).

Comment les personnes âgées peuvent-elles financer leur prise en charge ?

Il y a deux postes que le résident conserve à sa charge :

– le coût de l’hébergement,
– le coût de la dépendance.

Le coût de l’hébergement

Pour chacun de ces postes il existe effectivement des modalités possibles de prise en charge. Pour le prix de l’hébergement l’APL (Aide Personnalisée au Logement) ou l’ALS (Allocation de Logement Sociale) peuvent intervenir. L’APL est versée si l’établissement est conventionné (une convention est alors signée par l’établissement avec les services de l’état), l’ALS peut être versée dans les autres cas.

L’APL est conditionnée à des niveaux de ressources et à un niveau de loyer versé par le résident. L’ALS est susceptible d’intervenir lorsque les APL ne sont pas mobilisables (en l’occurrence lorsque le logement n’est pas conventionné), elles sont elles aussi soumises à des conditions de ressources, ces deux aides ne pouvant être cumulées. Ces aides sont en général versées directement à la structure et viennent donc en diminution du loyer.

Le coût de la dépendance

Pour le coût de la prise en charge de la dépendance, il est possible de bénéficier de l’APA (Aide Personnalisée d’Autonomie). Cette aide n’est envisageable que si la personne est dépendante et donc que son degré GIR est compris entre 1 et 4 et qu’elle a plus de 60 ans. Il n’y a donc pas d’APA possible pour les GIR 5 et 6. Contrairement aux aides pour le prix du logement (APL ou ALS), il n’y a pas de condition de revenus pour bénéficier de l’APA, en revanche le montant attribué dépend du niveau de revenus. Lorsque vous n’êtes pas domicilié dans un EHPAD, mais dans une résidence services par exemple il est alors possible de faire une demande d’aide d’APA à domicile.

Pour une personne bénéficiaire de l’APA dont le GIR est de 1, 2, 3 ou 4 et qui touche moins de 2 472 euros par mois, l’APA prendra à sa charge la totalité du coût de la dépendance sauf le tarif minimal correspondant au GIR 5 et 6, équivalent au montant minimal à payer par tous les résidents d’EHPAD. Si la personne est en GIR 5 ou 6 elle devra alors payer le montant minimal sans prise en charge.

Finalement, la solution du maintien à domicile serait-elle la meilleure solution ?

Il est bien évident que le maintien à domicile est une très bonne alternative pour toutes les personnes restant en capacité physique ou psychologique de rester chez elles. Cette solution s’adresse en général à des personnes dont le degré de dépendance est compatible avec un maintien à domicile, ce qui s’avère très difficile, voire impossible pour les personnes particulièrement dépendantes.

Cet article vous est proposé par Cerenicimo

Plateforme indépendante entièrement dédiée à l’immobilier d’investissement : immobilier géré (LMNP-LMNP Censi Bouvard) et locatif résidentiel.

Préparer sa retraite : Les avantages de la Pierre-Papier pour les épargnants

Préparer sa retraite : Les avantages de la Pierre-Papier pour les épargnants

L’engouement pour la Pierre-Papier ne se dément pas ces dernières années, notamment au travers de deux véhicules collectifs : la Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) et l’Organisme de Placement Collectif en Immobilier (OPCI).

Démocratisation de l’offre auprès des investisseurs

Pour preuve, la capitalisation des SCPI a doublé en sept ans, pour atteindre une capitalisation globale de 55 Mds d’euros fin 2018. Les raisons de ce succès sont multiples, ce qui a permis de démocratiser une offre auprès d’une large typologie d’investisseurs.

D’un point de vue conjoncturel, les véhicules collectifs offrent un couple rendement-risque très intéressant dans un contexte économique global incertain. En effet, ceux-ci affichent des performances moyennes qui oscillent entre 3 et 5 % avec une volatilité maîtrisée. Cela correspond parfaitement aux épargnants qui souhaitent préparer leur retraite : ils vont privilégier la préservation de leur capital plutôt que des supports dynamiques à forte volatilité.

En outre, d’autres éléments structurels attirent ce type d’épargnants qui anticipent leur fin d’activité professionnelle. En effet, le passage à la retraite s’accompagne généralement d’une diminution de revenus significative. Ainsi, un récent sondage réalisé par IFOP illustre très bien cette préoccupation puisque « 65 % des épargnants français sont convaincus de devoir financer leur retraite eux-mêmes, soit 25 points de plus en un an ». La Pierre-Papier répond à ce besoin de revenus complémentaires en délivrant des revenus réguliers dans le temps. Enfin, la détention immobilière indirecte séduit particulièrement les épargnants retraités grâce à un atout de taille : la facilité de gestion. Une fois à la retraite, nous constatons généralement que les investisseurs souhaitent réduire leur implication personnelle dans la gestion locative de leurs biens immobiliers. La détention collective permet d’y répondre puisque cela est assuré par la société de gestion.

Les facteurs de succès de la Pierre-Papier

 

L’exemple de l’OPCI LF CERENICIMO +

 

Un OPCI se distingue particulièrement sur le marché et permet de diversifier ses revenus tout en limitant les risques. Il s’agit de l’OPCI LF CERENICIMO +.

Dans le prolongement des explications des facteurs de succès de la Pierre-Papier, ce véhicule collectif offre un réel « confort de gestion » aux investisseurs. Les propriétaires de parts de LF CERENICIMO + viennent complètement s’affranchir de la gestion en la confiant au fonds : le renouvellement du bail, la récupération de TVA, le paiement des charges et travaux…

En outre, le risque est dilué car nous observons une mutualisation à différents niveaux : thématique, géographique et exploitant. Le fonds de placement immobilier s’expose à différentes thématiques au travers de résidences services seniors, de tourisme, affaires, étudiantes et EHPAD. De plus, les investisseurs ne concentrent pas le risque sur un seul exploitant mais sur une multitude d’entre eux. Outre cette dilution du risque, le détenteur de parts de l’OPCI LF CERENICIMO + est complètement préservé de la volatilité des marchés financiers puisque le sous-jacent est purement immobilier (85 % immobilier direct). La poche de liquidité qui compose le fonds à hauteur de 15 % n’est pas investie : elle assure la liquidité intrinsèque en réglant les investisseurs sous 30 jours maximum suivant la date de rachat.

Enfin, l’objectif du fonds est de proposer une distribution régulière des revenus trimestriels qui sont de nature Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Ainsi, les investisseurs vont pouvoir bénéficier de la fiscalité avantageuse propre au statut de la location meublée : la base imposable des revenus distribués est réduite significativement grâce à l’amortissement. Le fonds n’applique pas de délai de jouissance : les premiers revenus sont donc distribués le trimestre suivant la souscription.

D’un point de vue patrimonial, ce fonds de placement immobilier répond à un besoin de revenus immédiats tout en limitant l’impact fiscal. De ce fait, l’OPCI LF CERENICIMO + se positionne comme une réelle alternative aux SCPI, soumises à la fiscalité des revenus fonciers.

En synthèse, l’OPCI LF CERENICIMO + combine les avantages associés à l’immobilier collectif à ceux du statut de la location meublée.

Cet article vous est proposé par Cerenicimo Finance

Cerenicimo Finance propose le premier OPCI grand public en immobilier géré multi-secteurs. Son produit LF Cerenicimo + est né d’un partenariat entre 2 groupes reconnus pour leur expertise : La Française et Consultim.